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URGENCES EN DANGER : RASSEMBLEMENT DEVANT URGENCES PURPAN MARDI 25 14H

« Ils veulent tuer l’hôpital public. Et si nous les laissons faire, ils y parviendront. »

Depuis des années, les syndicats, les soignants, les usagers tirent la sonnette d’alarme : l’hôpital public étouffe. Les Agences Régionales de Santé (ARS), les gouvernements successifs, les directions hospitalières ont méthodiquement asphyxié nos services, sous couvert de « rationalisation », de « modernisation », de « maîtrise des dépenses ». Aujourd’hui, avec les nouvelles restrictions budgétaires, le masque tombe : il ne s’agit plus de sauver, mais de saboter. De démanteler, pièce par pièce, ce qui reste d’un service public de santé accessible à toutes et tous.

L’histoire se répète, mais cette fois, c’est la fin qui s’écrit.

Comme dans La Peste d’Albert Camus, où les autorités de Oran nient d’abord l’épidémie avant de laisser la ville se refermer sur elle-même, nos dirigeants ont préféré ignorer les cris d’alarme. Les grèves, les manifestations, les rapports accablants, les témoignages des soignants épuisés : tout cela n’a été que du bruit, vite étouffé sous les communiqués rassurants et les promesses creuses. « On fait avec les moyens du bord », disait-on. Mais quand le bord se réduit à une planche pourrie, comment faire autre chose que couler ?

La stratégie est claire : affamer pour mieux privatiser.

Les restrictions budgétaires ne sont pas une fatalité, mais un choix. Un choix politique, idéologique, qui vise à rendre l’hôpital public ingérable, inefficace, indigne de confiance. Comme dans 1984 de George Orwell, où le Parti détruit les mots pour détruire la pensée, on nous serre la vis jusqu’à ce que plus personne ne croie en la possibilité d’un hôpital solidaire, gratuit, humain. On nous répète que « ça ne marche pas », que « c’est trop cher », que « le privé fait mieux ». Mais à quel prix ? Celui de l’exclusion, de la sélection, de la marchandisation des vies.

Les directions des CHU ne sont pas des victimes, mais des complices.

Elles appliquent les directives, bien sûr. Mais elles les anticipent, les amplifient, les justifient. Elles ferment des lits, suppriment des postes, externalisent des services, tout en brandissant des tableaux Excel comme des preuves d’efficacité. Comme dans Le Procès de Kafka, où Joseph K. se débat contre une machine administrative aveugle et sourde, les soignants voient leurs conditions de travail se dégrader, leurs moyens fondre, leurs patients souffrir – et on leur demande de sourire, de « s’adapter », de « faire des efforts ».

Pourtant, la résistance existe.

Elle est dans les couloirs des hôpitaux, dans les assemblées générales, dans les banderoles des manifestations. Elle est dans la mémoire des luttes passées, celles qui ont arraché des droits, sauvé des services, fait reculer l’arbitraire. Comme dans Les Misérables de Victor Hugo, où Jean Valjean porte Cosette vers la lumière malgré l’obscurité du monde, nous devons porter l’espoir d’un hôpital public vivant, malgré ceux qui veulent l’enterrer.

Le 25 novembre, nous serons devant les urgences de Purpan pour dire : ASSEZ.

Assez de mensonges. Assez de mépris. Assez de sacrifices inutiles. Nous ne laisserons pas l’hôpital public mourir sans combat. Parce que, comme l’écrivait Bertolt Brecht : « Celui qui lutte peut perdre, mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu. »

Rejoignez-nous. Avant qu’il ne soit trop tard.

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